On en parle dans la presse...
L'aventure de Mélusine et du Biker's Club sur les Routes Persanes passionne la presse. Ces derniers jours, les principaux sites Internet de la presse moto ont relayé le partenariat Biker's Club-Mélusine Mallender dans leurs colonnes.
Consultez les articles ci-dessous:
Un bon moyen pour le Biker's Club de gagner en visibilité!
Mélusine est de retour!
Après 28 000 kms de route et près de 20 pays traversés, Mélusine est de retour! Une aventure exceptionnelle à laquelle Bridgestone a fortement contribué en lui confiant son pneu Sport Touring: le Battlax BT-023.
D'une longévité incroyable et d'une robustesse à toutes épreuves (aucune crevaison!) il a permis à Mélusine de profiter pleinement de son voyage. Des performances d'autant plus impressionnante que Mélusine a affronté non seulement des routes abrasives mais aussi des pistes défoncées et des passages en off road!
Le Battlax BT-023 démontre grâce à ce test grandeur nature qu'il est bien la référence des pneus Sport-Touring du moment!
Laissons Mélusine faire le bilan de son expédition:
Aujourd’hui est un jour particulier de mon voyage sur les Routes persanes : le dernier ! En effet, je rentre à Paris ce lundi 24 octobre 2011, exactement 4 mois après en être partis et avoir parcourus près de trente mille kilomètres dans vingt pays, dans tous les climats et tous les types de pistes…
Une émotion particulière m’étreint bien sûr aujourd’hui, qui n’a fait qu’augmenter depuis que j’ai fait tourner la bride à ma moto, au bout du Kirghizstan : ce mélange si particulier de bonheur d’avoir été au bout de ce rêve, de revenir sans problème majeur, de retrouver mon monde, ma vie, mes proches ; et de tristesse profonde de savoir que je ne roulerai plus dans ces paysages fabuleux, sur les routes d’une liberté presque sans limite, rencontrant tous les jours de nouvelles personnes, de nouvelles vies, de nouveaux monde… Mon voyage se termine où il avait commencé. Le propre de tous voyage. Revenir permet de s’assurer qu’il a bien existé, qu’il avait un sens et non une fuite en avant, de savoir, surtout, que l’on pourra repartir. Alors oui, dans les jours à venir, je saurai que j’ai accomplis quelque chose, que j’ai su aller au bout de mon périple et que cela en valait la peine. Je pourrai analyser ce trajet avec recul et repenser aux moments fabuleux, à ceux plus difficiles, et mettre en place les éléments de suivi de cette expédition. Un jour même, préparer un nouveau départ… Mais pour l’heure, ce n’est que le pincement au cœur de voir les derniers kilomètres devant ma roue qui envahis mon monde, et je peine à retenir mes larmes, de peine et de bonheur. Je reviens chez moi…
En attendant, à bientôt à toutes et tous… Je serai heureux de vous voir ici ou ailleurs…
Mélusine.

L'autoroute à 4800 mètres d'altitude...
Je roule depuis plusieurs jours sur la fameuse Pamir Highway qui balafre le Tadjikistan en deux, du haut de ses 3500 à 4800 mètres, entourées de pic de plus de 6, voir 7000 mètres. Son nom d’autoroute fait doucement sourire, mais il est vrai que l’état globalement bon du bitume surprend. Quelques camions chinois se risquent à utiliser cette voie et l’on se sent à la fois seule et la meilleure amie de toute personne que l’on rencontre.
L’univers est pierreux et sec, dominé de montagnes, mais l’ensemble est majestueux, envoutant. Tout parait si calme. La nuit surtout est étrangement silencieuse dès que le vent s’arrête. Elle m’absorbe complètement de sa voie lactée sans aucune pollution visuel. Seul le froid (qui flirte avec les 0) et le vent m’encourage à rester bien ficelée dans mon sac de couchage et à garder mon pantalon de moto.
La moto a très bien supporté le manque d’oxygène sur de mauvaises pistes, son chauffeur un peu moins. J’avais l’impression d’avoir 70 ans, cherchant mon souffle à chaque effort. Certaines femmes se couvrent complétement le visage pour éviter les affres du soleil (aucune ombre possible sans arbres), du vent et du froid. J’ai vu une famille au bord de la route : la grand-mère tricotait avec sa fille, le mari regardait au loin. Leur maison était séparée par une rivière avec une passerelle de bois de bois. Je m’arrêtais pour prendre en photo la passerelle et je leur demander s’ils attendaient un taxi. Non, non ! Ils regardent juste les voitures passer, car ils sont sans télé et sans électricité et que bientôt la route sera fermée. Ils ont seulement 3 mois d’été, quelques mois durant lesquelles la route est ouverte. Quelques mois sans isolement….
Je roule maintenant vers le Kirghizstan, prochaine étape de mon périple. Mais je n’oublierai jamais les rencontres le long de cette route où le temps s’est suspendu, si riche de simplicité. Le cœur oscille entre bonheur et peine face à leurs regards profonds et pourtant parfois emprunt de tristesse. Ils m’emportent et pourtant je ne fais que passer. Demain, déjà, je serai repartie. Ils seront toujours là.

En route vers Pamir!

De la poussière, des trous, des bosses et des policiers "très efficaces" ont fait le bonheur de Mélusine!
"Les montagnes respirent la majesté et rappellent notre petitesse. Il fait toujours chaud -33°C- mais l’air reste frais en se raréfiant au delà de 3000m.
La route sur 200km m’a permis d’aller à la vitesse record de 35 km/heure. Je mange la poussière et semble avoir une barbe de trois jours, mais je profite du paysage…. et c’est le problème. Aller lentement c’est la tentation de s’arrêter tous les 10km pour faire une photo, ce qui quand on doit faire 400km n’est pas sérieux.
La police s’ennuie et comme toujours aime m’arrêter. Cela me permet d’observer le manège des taxis donnant un ou 2 billets glissés plus ou moins discrètement dans le passeport à des agents gras et fatigués par leur vie de ‘dur’ labeur. Mais leurs esprits s’éveillent quand ils réalisent que je suis seule, pourquoi ne pas rester un peu, pourquoi ne pas dormir ici ? (mais il est midi…), tout ça en chuchotant et en clignant de l’œil. Ils m’expliquent aussi que c’est dangereux, qu’il y a des loups, qu’on pourrait me kidnapper (je comprends mieux leur indispensable présence..). Alors j’attends, j’attends patiemment qu’ils me rendent mon passeport en souriant juste assez pour être polie.
La population est adorable, grouillante d’enfants qui me crient hello, courant au bord de la route pour que je leur shake la main (pas facile du côté droit avec la manette de gaz sur une route pourrie).
Le paysage est grandiose tellement il est démesuré. Maintenant la route est un peu bitumée, avec quelques parties encore de gravier, me laissant prendre un peu de vitesse (70 km/h, youuhouuu)."
Les joies des frontières!

Mélusine a pu expérimenter l'inertie de l'administartion ouzbèque. Et attendre 2h pour 3 véhicules, c'est ce qui s'appelle faire du zèle!
"Passer une frontière c’est toujours pour moi la même question, vaut-il mieux dormir près de la frontière et y aller le matin à la fraiche, sachant que les douaniers seront aussi frais pour prendre leurs temps, où le soir avec le risque qu’il fasse bien nuit quand enfin on arrive dans ce nouveaux pays sans argent sans vraiment bien connaitre la langue et sans savoir où dormir. Comme on a pas toujours la chance de traverser une douane au moment d’un match de coupe du monde j’ai pris la première solution. Le Tadjikistan ayant décidé de couper l’eau à l’Ouzbékistan pour pouvoir alimenter ses centrales hydroélectriques, l’Ouzbékistan tente comme elle peut d’enquiquiner son voisin. Cela se traduit par un resserrement des frontières pour les étrangers, fouille en règle comme à l’aller (à croire qu’ils n’ont rien à faire) et critiques par certains habitants de ce pays gorgé d’eau. Mais cet arrêt inopiné de 2 heures du côté ouzbek (sachant qu’il y avait seulement une jeep ouzbek et un camion Turc avant moi, question véhicule) m’a permis de rencontrer un groupe de français venu faire un treck dans les montagnes du mont Fan. Mathieux un fidèle lecteur de Moto magazine, m’a reconnu. La route étant unique nous nous sommes revu à plusieurs reprises et grâce à lui et à la gentillesse du groupe entiers j’ai été hébergé avec eux chez l’habitant dans les montagnes. Nous nous sommes ainsi suivi sur la traversé le col du Shakristan (3 378m) sur une piste de cailloux entre poussières, trous, camions et précipices à une vitesse moyenne de 20k/m. Cette route obligatoire qui tranche avec l’excellence des autres routes (payantes pour tous sauf pour les touristes à moto comme moi j’ai eu l’impression) à de quoi donner des crampes aux bras. La moto tient toujours ses promesses, le changement de pneus à Tachkent aura été indispensable, et j’ai pu danser sur les cailloux de montagnes sans soucis majeurs, mais sans trop me risquer à regarder le paysage Cela m’a permis d’aborder le 2e passage compliqué jusqu’à Douchanbé, un tunnel de 5 km, sans lumière ni aération avec un trafic très important de camions, sur une sorte de piste de grava, modelé par un important réseau de cours d’eau qui ont la fâcheuse tendance à cacher la profondeur des trous et les bosses éventuelles. J’ai suivi comme j’ai pu une jeep car le jeu est de parfois longer le côté gauche (même si on est face à un camion) et cela m’a éclairé un peu plus la route car avec la poussière, c’est à la fois dure de respirer, mais aussi de voir. Et 5 km c’est très long parfois… Mais quand la lumière revient c’est pour voir ces montagnes qui sont à couper le souffle tellement elle sont grandes et belles. Il me tarde de découvrir ce Pamir… J’attend mon autorisation GBAO pour cette zone avec impatience."
Sur les routes chaotiques d'Ouzbekistan...

Mélusine est maintenant en Ouzbekistan, un pays de contrastes entre des villes richement décorées et des campagnes déshéritées. Les routes défoncées ont mis à rude épreuve les pneumatiques!
"Je viens de quitter l’Iran, par le Turkménistan avant l’Ouzbékistan. Ashgabat, la capitale, est une ville démesurée, aux bâtiments énormes et pompeux, qui reflète la mégalomanie du Président qui a dû exproprier des milliers de personne pour les construire. Mais cela s’arrête à la capitale ! En dehors, les villes sont en piteux états et je ne parle même pas de la route traversant le désert du Turkménistan que nous avons empruntée. Je crois que tout fabriquant désirant tester la solidité d’un véhicule doit aller faire ces routes puis celles de l’Ouzbékistan central, où nous avons poursuivis le chemin. Des ingénieurs ont eu la bonne idée de reconstruire la route. Mais, alors que la place ne manque pas, c’est un désert, ils ont décidé de le faire sur la vieille route qu’ils ont donc entièrement rasée. Et plutôt que de la faire par tronçon et de le terminer avant de faire le suivant, ils ont rasés la route principale sur 200 km, alors que tout le monde, camion, bus et autres, passe par là. Résultat, un chemin inextricable, sans piste ni vrai route, des fossés trop profonds pour la garde au sol de la moto qui barrent le passage, des endroits de sables mou et une vitesse de progression qui ne dépasse pas une moyenne de 25 km/h, en se donnant de la peine. Très, très chaotique que ces deux pays en terme de pistes, et tous les dix kilomètres une voiture, un bus ou un camion en train de réparer un axe ou une suspension cassée. Heureusement malgré de beaux chocs lorsqu’un trou n’a pas pu être évité, la moto a tenu bon et s’est sortie avec les honneurs de ces conditions. Plus je roule avec, plus elle me surprend et démontre des qualités de grande rouleuse. Nous avons appris faire la route ensemble et maintenant que je la connais mieux et que nous avons parcouru déjà plus de 10’000 km ensemble dans bien des conditions, j’ai décidé de la baptiser. Elle se nomme dorénavant Shirine, ce qui veut dire sucrée en Farci, petit souvenir aussi de l’Iran qui m’a tellement marquée.
Maintenant, après la mer d’Arral, Boukhara puis Samarcande, ce sera bientôt Tashkent, première ville d’où pouvait repartir Christian après l’Iran. Je vais donc bientôt rependre mon parcours solo, sans doute vers le Tadjikistan… Si les visas sont obtenus…."
Dans la fournaise du désert de Dash-e-lut!

Mélusine se trouve toujours en Iran où elle découvre jour après jour les splendeurs de ce pays. Avec son accompagnateur Christian Clot, ils ont cependant eu l'étrange sensation de rouler dans un four lors de la traversée du désert de Dash-e-lut!
"Nous venons de terminer la traversée des déserts d’Iran. Il a suffi de quelques minutes pour qu’avec Christian nous comprenions que ces jours allaient être malgré tout difficile : venant de Kerman, nous avions passé un petit col dans les montagnes séparant la ville du Dash-e-Lut, lorsque nous avons eu la sensation que quelqu’un venait d’allumer un sèche-cheveux géant, à pleine puissance. Souffle de dragon qui nous a pris au dépourvu, alors que nous avions fait attention d’arriver là au petit matin, aux heures les moins chaudes. La moto a aussi du rapidement comprendre que les choses ne seraient pas évidente pour elle, son moteur passant en 2 minutes de 92°C à 107°C, lançant ses ventilateurs à plein régime pour ne les arrêter qu’une fois ! sortit de la zone désertique. Le Dash-e-Lut. Annoncé parfois comme la zone la plus chaude du monde –mais plusieurs endroit revendique ce statut- est assurément l’un des antichambres de l’enfer. La température à cette saison oscille entre +35°C le matin et +58°C au moment le plus chaud, à l’ombre… Sans ombre ! Rester immobile, cacher derrière un monticule, semble être la solution la plus raisonnable. Rouler –avec l’espoir que cela nous rafraichira- n’apporte que la sensation d’être brûlé par l’air. Mais cette environnement extrême est aussi, comme souvent, d’une splendeur étonnante, fascinante, avec en particulier le fameux Kalut, des formations de sables et de roches improbables et artistiques, encore inexpliquées. C’était l’un des buts de ce voyage en Iran et nous sommes extrêmement heureux d’avoir traversé ces milieux, avec une moto qui s’est comportée sous cette chaleur de manière exemplaire. La consommation qui a largement baissé depuis deux semaines, environ 5,3 litres/100km est à peine remontée pour affronter le demande supplémentaire en énergie dans cette chaleur avant de retrouver sa normale dès la sortie des zones les plus chaudes. Après déjà 10'000 km sur bien des types de routes et de pistes, les Bridgestone BT-023GT continuent de faire bon usage en attendant un changement prévu à Tashkent, en Ouzbékistan. .…
Nous voici à Mashad, où la fraîcheur nous fait du bien avant de repartir en direction du Turkménistan et de nouveaux déserts, dans le centre de ce pays. Encore sans doute plusieurs jours sans Internet… A bientôt."
Mélusine nous raconte Persepolis...

Arrivée dans les montagnes d'Iran, en compagnie de l'explorateur Christian Clot qui l'accompagne dans ce pays, Mélusine traverse des paysages légendaires.
Un témoignage qui donne des envies d'évasion...
"Ispahan, Shiraz, Yazd, Persepolis… Autant de nom qui font rêver, qui raisonnent comme les anciennes capitales de cette Perse ancienne qui m’a tant fascinée et qui est l’une des raisons d’être de ce voyage ! Après Ispahan et ses mosquées sublimes, ses ponts sur une rivière asséchée et le parfum de rose, j’ai pris avec Christian qui m’accompagne en Iran le chemin des montagnes de Zagros en direction de Shiraz où je suis actuellement. Ces montagnes culminant à plus de 4’000 mètres de hauteur sont extrêmement sèches en été et très enneigée en hiver. C’est le domaine de nombreux groupes nomades qui s’installe ici l’été, entretenant de nombreuses ruches et troupeaux de chèvres, qui cohabite avec une population rurale dont les rizières sont la principale activité. Quel changement que cette verdure au fond des vallées alors que l’ensemble du paysages est si aride en Iran. Ici comme ailleurs, l’accueil est chaleureux et s’arrêter pour prendre un thé au bord de la route se termine toujours en invitation à la maison pour un dîner, une discussion et de nombreuses photographies… Mais ici les traditions sont plus ancrées et les discussions se terminent souvent en proposition plus ou moins voilée de nous convertir à l’Islam, avec la possibilité pour moi de me faire expliquer les rôles d’une bonne épouse… ce que nous déclinons gentiment, mais malgré tout fermement en fin de compte. Cela n’empêche pas de très bon contact et des surprises étonnantes, et je profiterai d’un post dans quelques temps pour vous parler de la danse en Iran.
Nous avons aussi été invité à visiter une fabrique de nougat dont le village de Boldaji dans ces montagnes est la capitale. Les nomades fournissent le miel et les autres ingrédients proviennent tous des montagnes. Ces nougats sont délicieux et je dois dire que Montélimar à du souci à se faire s’ils étaient vendu à l’international.
Voici déjà Shiraz, si proche de la ville mythique de Persepolis, cœur de la Perse qu’Alexandre le Grand détruisit presque entièrement, mais dont les vestiges restent une splendeur. Classé au Patrimoine de l’Unesco, j’ai rêvé de ce lieu depuis des années et y arriver finalement après ces milliers de kilomètres, avec ma moto est un sentiment très intense que j’apprécie à sa juste valeur…
Je profite d’un Internet pour envoyer ces quelques mots, je ne sais encore lorsque j’en retrouverai un, mais me voilà partie vers la « dernière » de ces villes merveilleuses de la Perse, Yazd, avant d’entrer cette fois pleinement dans les déserts. Après la relative fraicheur des montagnes cela risque de faire drôle, on y annonce ces jours jusqu’à 65°C… Et dire que je dois continuer à porter foulard et cache-épaule…. Enfin !!!"
Mélusine est en Iran!

Bien loin de ce que l'on entend d'habitude à propos de ce pays, Mélusine nous parle de l'Iran et de sa population très attachante:
"Depuis une dizaine de jour, je suis pleinement plongée dans le Moyen-Orient. Après la Cappadocce, j’ai longé la frontière Syrienne, puis la frontière Irakienne. Beaucoup de militaire, d’armes et de contrôles, souvent assez long, le long de cette route au fond d’une vallée. Ici, les habitants me le rappellent tous les jours, c’est le Kurdistan, et les militaires sont, pour eux, une force d’occupation. Mais c’est aussi l’un des berceaux de nos civilisations. En témoigne les nombreux sites archéologiques d’exceptions de ces régions comme le site de GöbekliTepe perdu dans les champs et peu évident d’accès qui présente des cercles formés d’énormes pierres taillées remontant à plus de 12’000 ans.
Puis la frontière Iranienne où Christian m’a rejoint. Grâce à l’aide de Mohamed, un homme avec qui il a passé deux jours et qui nous a conduit de personne en personne pour avoir toutes les signatures, les papiers et autres tampons. En deux heures, à peine, tout était fait… Et nous roulions en Iran.
Depuis une semaine, c’est donc ce pays royaume de la Perse que nous parcourons. Quel sentiments mitigés face aux nombreuses situations que nous vivons. Il n’est pas encore temps de tout écrire, mais il est certain que rien ici ne laisse indifférent. Il va falloir un peu de temps pour tout appréhender. Mais une chose est déjà certaine, comme prévu, les iraniens sont des personnes particulièrement accueillantes. Prévoir quelque chose ici est un peu comme attendre l’eau dans le désert. Cela viendra peut-être mais on ne sait jamais quand. Prévoir 30 minutes pour aller d’un point à une autre peut devenir 2 heures, ou plus, tant nous sommes souvent arrêtés pour parler, pour boire un thé, pour aller manger. Tous veulent savoir quoi nous sommes et nous parler de leur pays. Je reviendrai plus tard, dans quelques semaines, sur ce point! Le résultat est alors que nous pensions passer 1 jour et demi à Isfahan, nous y sommes depuis 2 jours et nous ne repartirons que demain, tant l’accueil est riche et les soirées chargées, avec à chaque fois un nouveau repas où nous devons absolument être, selon nos hôtes. Mais quelle meilleure manière de mieux connaître l’Iran de l’intérieur ? Aussi, nous n’aurons pas roulé durant 2 jours.
Quelque part, cela fait du bien et je pense que même la moto ne se plaint pas, après beaucoup de route très difficile de terre, de goudron ramolli par la chaleur… Et cette fameuse première chute de l’expédition : En roulant après des heures de conduite sur une mauvaise route de terre pour chercher un camp, j’ai eu le malheur de tourner la tête pour voir un endroit peut-être plat… Mauvaise idée!, je me suis faite embarqué par une ornière et l’instant d’après je fonçais contre le talus. Heureusement, je n’allais pas vite et j’ai pu limiter grandement la casse et me couchant sur le côté. Résultat, une cheville un peu douloureuse et une attache de caisse latérale cassée, un moindre mal en voyant le talus qui suivait. Tout va donc bien et nous sommes repartis, la moto et moi sans soucis… Et ma cheville est déjà en état de marche.
Je vais maintenant repartir, vers les déserts et la montagne ensuite. Donner des nouvelles ici n’est pas simple, car Internet n’est pas une évidence ici et souvent bloqué dans les régions où je veux aller. Alors patience, cela viendra bientôt…"
Cappdocce...Un lieu où il fait bon rester!

Après avoir beaucoup roulé sans s’arrêter, Mélusine a pu se reposer en Cappdocce. A cause (ou plutôt devrions nous dire grâce…) à un souci de tente, elle a pu apprécier tous les charmes de cette région de Turquie.
Laissons Mélusine nous faire un point historique : « La géologie très particulière a permis à des groupes de chrétiens dès le Vie siècle, autant pour se cacher que pour augmenter leurs espaces de vie, de creuser à même la roche des habitats parfois impressionnant. D’autres ont creusé le sol pour créer de véritable cité dont la plus importantes accueillait jusqu’à 10’000 personnes.. Ce sont ainsi des centaines de sites de maisons et églises creusées dans la roche qui jalonnent la Cappadocce, et qui ajoute à l’attrait de cette région déjà magnifique par ses paysages. »
Malheureusement, Mélusine ne pourra pas rester plus longtemps : elle a prit du retard sur les dates d’entrée en Iran, qui sont fixes. Mais déjà avec des souvenirs plein les yeux…
Quelques nouvelles de Mélusine…
Après avoir fait une courte halte en Suisse pour régler les derniers détails et réajuster l’équipement et le chargement suite, Mélusine est maintenant en Turquie !
Cependant, face à la situation difficile très instable au Pakistan (2 touristes suisses ont été enlevés récemment) le parcours a été modifié.
En effet, il serait déraisonnable de courir des risques inutiles et surtout de mettre en danger la vie des éventuelles escortes policières.
Christian Clot, qui accompagne Mélusine dans son voyage, lui a donc conseillé de basculer vers « l’option 2 » de l’itinéraire, qui évite donc le Pakistan. Cela veut dire qu’elle n’ira pas en Inde, ni au Népal, mais se concentrera sur l’Iran, l’Asie Centrale (Ouzbékistan, Kirghizstan, Tadjikistan, Kazakhstan et la Turquie. L’itinéraire sera reprécisé par Mélusine dès qu’il aura pu avoir un contact plus complet avec elle, sans doute lorsqu’ il la rejoindra à la frontière Iranienne pour la traversée de ce pays.
Cette expédition étant placée sous le signe de la liberté, nous ne pouvons qu’être tristes de voir cette notion de plus en plus limitée dans ces régions.
L’expédition sur « Les Routes Persanes » commence donc maintenant, après déjà plus de 4000 km parcourus…
Bridgestone soutient Mélusine Mallender sur "Les Routes Persanes"!
Qu’est ce qui peut bien pousser une jeune femme motarde à vouloir partir seule sur les routes du Moyen Orient et de l’Asie sur le nouveau Honda CrossRunner ?
A cela Mélusine répond:
"Une manière de montrer que la moto va aussi bien aux femmes qu'aux hommes... et qu'elle est l'outil de liberté par excellence." Limpide, non?
Des aventuriers qui sillonnent le monde à moto ne sont déjà pas nombreux.
Mais une femme qui part seule sur une moto de série, traversant 20 pays pour un périple de 25.000 kms c'est encore plus rare!
Mélusine n’en est pas à sa première aventure : elle a amené en 2010 une Varadero 125 de Paris à …Vladivostok, seule déjà !
Associer Bridgestone à ce projet nous a alors paru légitime : endurance, ouverture d'esprit, pugnacité et qualités humaines sont des valeurs que nous partageons avec Mélusine.
Afin d'aider Mélusine dans la réussite de son projet, Bridgestone lui met à disposition le meilleur de la technologie en sport-tourisme: le BT-023GT.
Dans des conditions particulièrement difficiles (désert, forêt subtropicale, montagnes...) le BT-023GT sera un allié précieux!
Suivez ses aventures au jour le jour sur son site Internet!
Enfin, vous retrouverez les actualités du périple de Mélusine sur le site Biker's Club.
Souhaitons bonne route à Mélusine!